Qu'est-ce que l'ikigaï ? et pourquoi ça a changé ma vie professionnelle?

Tu t'es déjà demandé pourquoi tu te lèves le matin avec envie — ou sans ? L'ikigai, concept japonais millénaire, m'a aidée à tout réaligner. Et si c'était aussi ton chemin ?

COACHING & RÉUSSITE

Olympe Loiseau

4/7/20264 min read

Tu t'es déjà réveillé.e un matin avec cette question un peu flottante dans la tête : "Mais au fond… pourquoi je fais tout ça ?" Moi, oui. Plusieurs fois. Et longtemps, je n'avais pas de réponse claire. Jusqu'au jour où j'ai découvert l'ikigai.

C'est un concept japonais, mais je te promets que c'est pas du tout ésotérique ou réservé aux gens qui font du yoga le dimanche matin. C'est quelque chose de concret, de profondément humain — et depuis que je l'ai intégré dans ma façon de travailler et d'accompagner mes client.es chez M.E.T.I.I.S, ça a changé beaucoup de choses.

Alors aujourd'hui, je t'explique tout, avec mes mots à moi.

L'ikigai, c'est quoi au juste ?

Le mot vient du japonais : iki (vivre) et gai (raison, valeur). Littéralement, ça signifie "la raison d'être". Ou plus poétiquement : ce qui donne envie de se lever le matin.

Dans le monde occidental, on représente souvent l'ikigai avec un schéma à quatre cercles qui se recoupent :

- Ce que tu aimes (tes passions, ce qui te fait vibrer)
- Ce en quoi tu es douée (tes compétences, tes talents naturels)
- Ce dont le monde a besoin (les problèmes que tu peux résoudre)
- Ce pour quoi tu peux être payée (ce qui est viable économiquement)

Au centre de ces quatre cercles ? Ton ikigai.

Ce qui est beau dans ce concept, c'est qu'il ne te demande pas de choisir entre passion et raison. Il te dit que les deux peuvent coexister — et même se nourrir mutuellement.

Pourquoi ça m'a tellement parlé

Je suis ce qu'on appelle une "slasheuse" : coach professionnelle, fondatrice de M.E.T.I.I.S, auteure d'un roman de développement personnel, conférencière, facilitatrice, et engagée contre la grossophobie. Beaucoup de chapeaux, beaucoup d'identités.

Pendant longtemps, j'ai eu du mal à expliquer ce que je faisais. Les gens me regardaient avec cet air un peu perdu : "Mais tu fais quoi exactement ?" Et moi, j'essayais de tout mettre dans une case pour leur simplifier la vie. La coach. L'auteure. La militante.

Le problème, c'est qu'en cherchant une seule étiquette, je perdais la cohérence du tout. Ce qui me manquait, c'était un fil conducteur.

L'ikigai m'a donné ce fil.

Quand j'ai posé mes quatre cercles à plat, j'ai réalisé que tout ce que je faisais tournait autour d'une même idée : aider les gens à se révéler, à se réconcilier avec eux-mêmes, à trouver leur propre chemin. Que ce soit en coaching individuel, en conférence, dans mes écrits ou sur scène pour Miss Ronde Martinique (9 éditions !) — tout ça, c'est la même mission, déclinée sous différentes formes.

Ça m'a soulagée, franchement. Et ça m'a permis d'avancer avec beaucoup plus de clarté.

L'ikigai vs. la quête du "métier parfait"

Il y a un truc que j'entends souvent, surtout dans les coachings de reconversion : "Je veux trouver LE métier qui me correspond à 100%."

Et je comprends cette quête. Mais l'ikigai ne parle pas de trouver un métier parfait. Il parle de trouver un équilibre vivant, en mouvement.

Par exemple :

- Tu peux adorer écrire, être doué.e pour ça, mais si personne n'a besoin de ce que tu écris (ou si tu n'arrives pas à en vivre), ce n'est qu'une passion — pas encore ton ikigai.
- Tu peux être très compétent.e dans un domaine et bien payé.e pour ça, mais si ça ne t'anime pas, tu vas te retrouver à compter les jours jusqu'au week-end.

L'ikigai, c'est le point où tout s'aligne — et ça, ça ne se trouve pas du jour au lendemain. Ça se construit. Ça évolue. Et c'est normal.

Comment commencer à explorer ton propre ikigai ?

Si tu n'as jamais fait l'exercice, voilà comment je t'invite à commencer :

Prends une feuille blanche (ou ouvre un doc, selon ton tempérament) et réponds à ces quatre questions aussi librement que possible :

1. Qu'est-ce qui me fait perdre la notion du temps ? Qu'est-ce que j'aime faire au point de ne pas voir les heures passer ?
2. Pour quoi est-ce qu'on me sollicite souvent ? Qu'est-ce que les autres voient en moi, que je vois peut-être moins ?
3. Quel problème dans le monde me touche vraiment ? Qu'est-ce qui me met en colère, me touche, me donne envie d'agir ?
4. Qu'est-ce que je fais (ou pourrais faire) qui a de la valeur pour les autres ? Pas juste ce que j'aime, mais ce pour quoi les gens seraient prêts à faire appel à moi.

Laisse les réponses venir sans les filtrer. Tu verras des connexions apparaître.

Et si tu te sens bloqué.e — c'est souvent là qu'un accompagnement prend tout son sens. Dans mon "Ko'Kon" M.E.T.I.I.S, c'est précisément le genre d'exploration que je fais avec mes client.es. Pas pour leur donner ma réponse, mais pour les aider à trouver la leur.

Ce que l'ikigai m'apprend encore aujourd'hui

Ce qui me plaît dans ce concept, c'est qu'il n'est pas figé. Mon ikigai à moi a évolué avec le temps. Il y a des choses que j'aimais et que je ne fais plus. Des compétences que j'ai développées chemin faisant. Des besoins que j'ai découverts en cours de route.

Par exemple, mon engagement contre la grossophobie s'est renforcé avec les années. Ce n'était pas au centre de mon projet initial — et aujourd'hui, c'est une partie entière de qui je suis et de ce que je veux apporter au monde.

L'ikigai, c'est aussi ça : un outil de reconnexion régulière à soi-même. Pas une case à cocher une fois pour toutes.

Et toi, tu connais ta raison de te lever le matin ?

Je ne te demande pas de tout savoir aujourd'hui. Juste de commencer à te poser la question avec curiosité, sans pression.

Parce que parfois, la simple question "Pourquoi je fais ça ?" suffit à débloquer quelque chose d'important.

Si l'exercice t'a inspiré.e, parle-moi en commentaire ! Et si tu sens que tu as besoin d'un espace pour aller plus loin, je suis là — tu peux réserver un appel découverte offert ou me contacter directement.